Arbres
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En bas, les occultes racines ancrées. L’immobilité. S’il n’était immobile, il serait animal. A hauteur d’homme, la fulgurante beauté du tronc - et la répétition - qui scande, trait d’union d’un ailleurs qui se rend dans le creux de la forêt, ou qui donne présence à l’horizon. Au-delà des fûts, le dénuement, l’hiver, qui révèle l’arbre. Et là haut, loin du petit homme, la large magie mathématique des arborescences, le tu à l’immensité du ciel. La vision de l’arbre contribue à notre équilibre. On peut même écouter, l’oreille collée contre le tronc. C’est reposant et inspirant.